Une prière pour Owen, de John Irving, et Les deux morts de John Speidel, de Joe Haldeman
Publié le lundi 23 octobre 2006 - Des livres, des bouquins, de la lecture ! : Romans - Lien permanent
J'avais prévu de vous parler d'un autre roman, mais ô joie, ô miracle ! Chantez mes frères ! J'ai enfin lu et apprécié un bouquin de John Irving !
On se calme. M'enfin quand même, c'est un événement. Voilà des années qu'on me bassine avec John Irving, comme quoi c'est trop super top méga cool. J'ai essayé il y a un moment (deux ou trois ans) de lire Le Monde selon Garp. Le bouquin m'est tombé des mains en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire... En fidèle adepte de Daniel Pennac (les droits imprescriptibles du lecteur) je me suis donné le droit de ne pas le finir. Rebelote quelques mois plus tard avec Un enfant de la balle.
Le week-end dernier à la bibliothèque il restait une place sur ma carte quand au détour d'un rayonnage j'ai vu Une prière pour Owen, du même John Irving. Je l'ai emprunté sans grande conviction, et j'ai adoré !
Johnny Wheelwright, le narrateur, nous raconte une histoire extraordinaire, celle de son ami Owen Meany - je devrais plutôt dire celle de son amitié avec lui. Owen est tout petit, et il a une voix extraordinaire - haut perchée, criarde. On entend presque cette voix dans le livre : Owen "parle" en majuscules. Petite parenthèses, au début c'est un peu troublant pour les habitués du Disque-Monde où c'est la Mort qui s'exprime en majuscules ! J'ai trouvé cet effet de style formidable, on sait toujours quand Owen parle, on ne peut pas oublier que sa voix est différente. L'histoire se dévoile, petites touches par petites touches, en un va-et-vient perpétuel entre ici et maintenant (1987 au Canada) et autrefois et là-bas (aux Etats-Unis pendant l'enfance des personnages principaux). Il y a une part de fantastique, Owen se révèle plein de talents mais c'est un des aspect séduisants du livre : même si le narrateur est convaincu de la nature miraculeuse de certains évènements (pas de spoilers :-) on n'est pas tout à fait forcés de le suivre.
J'essayerai d'emprunter d'autres romans de Irving dans les mois qui viennent et de vous dire ce que j'en ai pensé.
Le plus gros de l'intrigue de Une prière pour Owen se déroule aux Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam. C'est ce qui m'a décidée à vous parler aujourd'hui d'un autre roman. Je l'ai lu il y a trois semaines, il s'agit de Les deux morts de John Speidel, de Joe Haldeman, l'auteur de La Paix éternelle. Cette fois il ne s'agit pas du tout de science-fiction. On suit les parcours d'un jeune soldat et de la femme qui était sa petite amie quand il est parti au Vietnam. Un tiers du livre se déroule au Vietnam puis - attention spoiler - John Speidel, surnommé Spider, est rapatrié aux USA et soigné pour schizophrénie. A l'époque on ne connaissait pas le syndrome du stress post-traumatique.
Ce roman est assez dur, vu les sujets traités on peut s'y attendre. Le style employé est assez particulier, chaque section - parfois un paragraphe, parfois plusieurs, en tout cas des unités trop courtes pour être appelées chapitres - a un titre. On en éprouve au début l'impression que l'histoire est décousue, mais ça finit par donner une unité au livre.
Une prière pour Owen est paru dans la collection Points, Les deux morts de John Speidel en
Folio.
Edit : dans les commentaires, conseils de lecture de Brendufat et d'Arbobo.

Commentaires
Commentaires d'origine :
Je ne connais pas Irving. C'est du fantastique ?? ( parce que tu parles de mort qui parle donc je pose la question )
commentaire n° : 1 posté par : philippe le: 23/10/2006 10:13:36
Ouh lala, comme cela me ramène loin! Je crois que j'ai lu tout Irving, sauf les deux derniers. Je recommande vivement "l'Oeuvre de Dieu, la Part du Diable" et l'Hôtel New Hampshire.
J'aime assez cet auteur complexe, je gage qu'un sera étudié en fac un jour, car les niveaux de lectures sont multiples et le tout est très construit. Vraiment intéressant.
commentaire n° : 2 posté par : Ardalia le: 23/10/2006 10:20:23
>Anna : c'est quoi un spoiler, je ne suis pas sûr de bien comprendre et je préfèrerai ta définition que de m'embêter à chercher sur wikipédia. Ma bibliothèque, c'est toi.
Je connais les spoiler en bas de caisse avant des bagnoles pour les empêcher de se soulever quand elles vont vite (ou pour tuner sa 106).
Je connais le spoil system, qui vise à remplacer aussi les équipes adminsitratives lors d'une alternance politique.
Je sais que que c'est que spoiler quand on lit un texte rigolo (par exemple Djac qui raconte ses rateaux avec les filles, huhuhu qu'est-ce qu'on spoile).
Mais comme technique narrative, je reste un peu dans le vague là.
>Tiens, à propos de gros nullos en littérature, hier, sur le blog de grenouille, j'ai confondu Giono (que je disais n'avair jamais lu, mais quand même) avec Gide (que je n'ai pas lu non plus) en imputant au premier les coupables attirances juvéniles du second... coin coin qu'on dit quand on a eu un mac il y a 15 ans.
> Irving, déjà enseigné à sc po, plusieurs séances d'un séminaire de 22x 1h30 consacré aux nouveaux démons de la littérature américaine, (bon le titre du séminaire ce n'était pas ça mais je sais qu'Irving y avait une grosse place). métonnerait pas qu'Arbobo ait suivi ce séminaire, lui qui est si bien compétent en littérature US.
byz à tous
commentaire n° : 3 posté par : Christophe le: 23/10/2006 10:51:02
je me sens nul de pas connaitre cet auteur, ah mais attendez si, peut-être que je le connais ... Euh, en fait non je crois pas !
Bien, Ardalia a dit que les niveaux de lecture peuvent être multiples. C'est le genre de propos qui m'attirent bien, vous pouvez m'en dire plus ?
commentaire n° : 4 posté par : philippe le: 23/10/2006 10:59:43
>spoiler : dans le sens où l'emploie Anna, c'est un terme de joueur. Un spoiler (to spoil = "gâcher") c'est la révélation sans précautions de la solution d'une énigme (l'assassin est ...). Le présent commentaire est un spoiler !
> Irving : peu lu, j'avais bien aimé "la quatrième main", un de ses récents. Lu aussi "Un mariage poids moyen". Un auteur agréable et intelligent, mais dont je n'ai pas envie de faire une orgie de plusieurs romans d'affilée, ni sans doute de relire. Mais la vie est faite pour changer d'avis, après tout.
As-tu lu La conjuration des imbéciles, ou la vie trop brève d'Edwin Mullhouse racontée par Jeffrey Cartwright ? (noms d'auteurs provisoirement oubliés). Bien possible que ça te plaise si tu ne les connais pas.
> Confondre Gide et Giono ? Rooohhhh.... c'est très fort !
commentaire n° : 5 posté par : Brendufat le: 23/10/2006 11:06:21
Ouah, je m'absente une petite heure et j'ai déjà 5 commentaires ? Si j'avais su qu'Irving raménerait autant de monde j'en aurais lu plus tôt ;-)
Christophe : Brendufat t'a tout dit, faire un spoiler (du verbe anglais to spoil, gâcher) c'est raconter un élément important de l'intrigue. Si je dis que Harry Potter est un sorcier ça va, ce n'est pas un secret, on l'apprend assez vite, c'est même dans le titre français du premier tome, par contre si je dis que un tel meurt dans tel tome c'est un spoiler.
J'essaye autant que possible de ne pas spoiler les intrigues, la découverte est un des grands bonheurs de la lecture !
Philippe : il y a un peu de fantastique dans le bouquin d'Irving mais c'est assez mineur, rien à voir avec Frankenstein si on va par là ! Désolée de t'avoir emmélé les pinceaux, la Mort qui parle c'est dans le Disque-Monde mais Pratchett utilise la même astuce : pour qu'on sache toujours quand la Mort parle, tout ce qu'il dit est en majuscules.
Ne pas connaître Irving est tout sauf un crime, de toutes manières je milite activement contre l'idée qu'il y a des auteurs qu'il faut avoir lu. Je lis ce qui me plait, et c'est marre ! (voir l'affiche des droits imprescriptibles du lecteur selon Pennac...)
Je ne suis pas Ardalia mais je crois qu'elle veut dire que comme dans beaucoup de bons livres on peut lire l'histoire de plein de façons, seulement comme une histoire ou comme symbolique de ceci ou cela... Une bonne raison de relire les livres !
Ardalia, entièrement d'accord avec toi, ce serait bien qu'Irving soit enseigné. Je ne sais pas si c'est le cas partout en France mais j'ai l'impression d'avoir étudié trop peu d'écrivains étrangers dans mes études de Lettres, seulement les classiques, Shakespeare, Virginia Woolf... Bien sûr la barrière de la langue et donc de la traduction pose problème, mais on pourrait faire un effort, ça nourrirait aussi l'ouverture d'esprit de lire et d'étudier autre chose !
Brendufat : je n'ai lu aucun de ces livres, merci pour le conseil, je note les références dans mon carnet perso (le bleu) section livres et dès que je passe à la bibli je regarde ça !
Confondre Gide et Giono, ça se comprend, après tout les bouquins sont sûrement les uns à côté des autres en bibliothèque, pour peu qu'on ait une mémoire spatiale la confusion est facile.
commentaire n° : 6 posté par : Anna le: 23/10/2006 11:24:03
C'est vrai qu'on étudie peu d'auteurs étrangers en étude de lettres. J'ai quand meme eu la chance d'étudier Shakespeare, Ibsen et Kafka. A part eux, très peu dauteurs étrangers à l'horizon.
Mon rêve, qu'on étudie Lewis carroll ou Beckett ^^
commentaire n° : 7 posté par : philippe le: 23/10/2006 11:35:31
Références des conseils de Brendufat : La conjuration des imbéciles est de John Kennedy Toole, paru chez 10/18, et La vie trop brève d'Edwin Mullhouse est de Steven Milhauser, paru au livre de Poche.
commentaire n° : 8 posté par : Anna le: 23/10/2006 11:38:00
Philippe, tu as raison, Carroll serait un must aussi !
commentaire n° : 9 posté par : Anna le: 23/10/2006 11:38:54
>Anna : "Confondre Gide et Giono, ça se comprend, après tout les bouquins sont sûrement les uns à côté des autres en bibliothèque, pour peu qu'on ait une mémoire spatiale la confusion est facile" HmmSMACK ! merci de me sauver la mise. C'est sûrement d'ailleurs un peu ça la raison. A ce propos, vous avez bien aimé le dernier Beethoven ? Surtout son duo avec Albinoni et André Rieu (morceau 4).
>La conjuration des imbéciles : Ah oui ! John Kennedy Toole est une sorte de Léon Bloy, avec une logorhée méchante et gratuite difficillement supportable, mais tellement joussive ! Imaginez Poelevorde entre Ca se passe près de chez vous et Monsieur Manhattan, et placez le dans une intrigue à la Kafka (pas pour l'histoire, mais pour l'angle de vue du personnage).
Un pavé que je vous conseille au moins de commencer, quitte à l'abandonner au bout de 20 pages (c'est aussi gros qu'un Kadaré, et à peine moins lent).
> Caroll, Becket, ah oui mille fois (surtout Caroll en fait). Ca ne m'étonne pas de Philippe qui a débuté son bloc (article 2) par un dialogue très Beckettien.
>Brendufat et Anna : merci pour la définition de spolier. Je ne dévoilerai donc pas une certaine histoire à propos d'Arbobo...
g99 ans et toutes mes dents
commentaire n° : 10 posté par : Christophe le: 23/10/2006 12:23:07
Ouahhh Christophe, merci pour la pub gratuite ^^ D'ailleurs j'ai mis quelques uns de vos blogs en lien. Solidarité de blogger oblige lol.
C'est vrai que je suis un accro de l'absurde et du non-sens. D'ailleurs, au passage, j'invite tout le monde à acheter le hors-série du magazine littéraire de ce mois-ci qui traite du nihilisme et qui revient sur des auteurs tels que Beckett, Ionesco et compagnie.
commentaire n° : 11 posté par : philippe le: 23/10/2006 13:15:44
Comme Ardalia mon préféré c'est "l'Oeuvre de Dieu, la Part du Diable" mais pour tout dire j'aime tout Irving. En l'occurence, j'ai pas lu "Une prière pour Owen" mais je vais m'empresser de le faire parce que si ça a plu à une non irvingophile, c'est que ça doit être encore meilleur que le reste...
commentaire n° : 12 posté par : sev le: 23/10/2006 13:36:51
irving je sais qu'il existe, pour ça se limite à ça (on a dû m'en prêter, je crois, mais j'ai pas encore ouvert).
pas faut pourtant, comme tu dis christophe, d'avoir parcouru une bonne partie de la littérature US du 20e, mais le continent est vaste ;-)
(et je n'ai pas assisté à son séminaire, d'ailleurs je crois pas qu'il était encore proposé quand j'étais en âge ;op
j'étais surpris par ce que tu dis du TSPT, je croyais que c'était défini depuis la 2eGM, alors que c'est justement à la suite de la guerre du Vietnam qu'il a été défini dans les années 70. Je suis à la fois surpris et pas du tout. mais bon, revenons à la littérature :-)
commentaire n° : 13 posté par : Arbobo le: 23/10/2006 15:52:05
Le bouquin de Haldeman est assez documenté, il cite de manière très précise le DSM, le bouquin de référence des psychiatres, et j'ai vérifié, tout est exact...
Sorti des auteurs de SF/fantasy je connais très peu la littérature américaine du XXe siècle, si c'est ton domaine tu pourrais me donner des idées Arbobo ?
commentaire n° : 14 posté par : Anna le: 23/10/2006 16:01:06
Des fois j'ai un syndrôme post-traumatique rien qu'à lire les aventures de Djoni.
25n
commentaire n° : 15 posté par : Christophe le: 23/10/2006 16:07:53
houuuuuuuuula
quelques suggestions pour "commencer" ;-) :
- Faulkner "le bruit et la fureur" (ne surtout pas se lancer trop vite dans "abslaon absalon", et ne pas débuter par "pylones" qui donne mal la mesure du monde tragique de faulkner)
- Paradis de Toni Morrison (mais en fait presque tous ses livres, mais j'incite à commecner par Beloved ou Paradis). si tu aimes Morrison, tu devrais aimer Faulkner qui l'a tant inspirée, et aussi son ami Toni Cade Banbara, dont "ce cadavre n'est pas mon enfant" est une des livres les plus déchirants qu'il m'aie été donné de lire.
- les nouvelles de Tennessee Williams, et certaines de ses pièces, en particulier La chatte sur un toit brulant
- les nouvelles de Raymond Carver, génie de ce genre si américain, et celles de Flannery O'Connor dans un 2e temps
- Carson Mc Cullers (le coeur est un chasseur solitaire, avant tout)
- Demande à la poussière, de John Fante
- Manhattan Transfert, de John Dos Passos
- Operation Shylock, de Phlip Roth (puis La contrevie, par exemple, ou Pastorale américaine)
- Independance day, de John Ford (aucun rapport avec le cinéaste)
- Tendre est la nuit, le chef-d'oeuvre de Fitzgerald (pour moi c'est le roman que Zweig aurait aimé écrire sans y parvenir tout à fait, interprétation très personnelle qui n'engage que moi).
après, il y en a des tas et des tas, d'autres titres ou d'autres auteurs. Je n'ai aucun gout pour Hemmingway, et à peine plus pour steinbeck. Mais il en reste des wagons.
avec ça tu en as déjà pour 2-3 ans ;-D
commentaire n° : 16 posté par : Arbobo le: 23/10/2006 18:19:11
De John Fante aussi Mon chien stupide hilarant dans le genre...
commentaire n° : 17 posté par : sev le: 23/10/2006 18:24:11
Je retiendrai La chatte sur un toit brûlant.
B'en quoi ?
39k de conneries, le reste c'est du gras
commentaire n° : 18 posté par : Christophe le: 23/10/2006 20:48:12
Arbobo : je ne voudrais dégouter personne, mais...
Ma moyenne c'est deux nouveaux livres par semaine et une ou deux relectures.
Je sais, je suis un phénomène de foire !
Ya quand même de quoi faire :-) merci pour les conseils, je note ça et je cours à la bibli.
commentaire n° : 19 posté par : Anna le: 23/10/2006 20:50:59
beurk, dégoutant en effet ;-)
une fois que tu auras enfilé ces 10 là, pourquoi pas avec hemmingway et steinbeck (mes gout sont subjectifs),
on peut aller voir d'autres auteurs tout aussi bons mais dont le retentissement n'est pas du même ordre,
comme Dorothy Parker pour qui j'ai une vraie tendresse,
et bien plus récemment Jay Mc Innerney, grand frère spirituel du plus connu Brett Easton Ellis. J'aime beacoup toute ma vie de JMI, même si "bright lights, big city" est celui qui l'a fait connaître. L'ultra modernité vide des yuppies new yrokais éclatante, avec acidité et pas sans humanité.
évidemment, si on veut avoir un vrai aperçu de la culture US du XXe, il faut aussi faire un crochet par la contre-culture et en particulier les poètes beatnicks, le festin nu de william burroughs (de loin le plus important auteur de la beat generation), et l'inévitable sur la route de jack kerouak, indissociable du renouveau du jazz.
Je recommande aussi le mariage de la noire américaine dorothy west (un nom du courant "harlem renaissance"), petit bijou qui donne de la middle classe et upper class noire amércaine des années 50 une idée pleine de subtilité (réédité en poche au serpent à plumes, je crois, de mémoire).
Je pense aussi à Hubert Selby jr, dont le saule m'a beaucoup touché, par son humanité sur un tas d'ordure, symbolique d'une amérique actuelle raciaqlement et socialement divisée et ségréguée.
Et puis, et puis, comment pourrais-je parler de Sylvia Plath, jeune ange torturé et suicidé, poétesse et auteure de nouvelles, dont l'unique roman, la cloche de détresse, est depuis longtemps mon livre de chevet, si cher à mon coeur.
ensuite (enfin?) on doit mentionner le grand auteur juif Isaac Bashevis Singer, l'immense Chester Himes trop souvent perçu comme simple auteur de polars (ses livres sociaux sur les noirs sont incroyables, de grands livres, comme la croisade de lee gordon, que j'ai pris comme une énorme mandale dans la gueule) et pour les polars, on se doit d'aller lire James Ellroy. Et jerome charyn, qui a su créer avec son "komish" un anti-héros juif new yorkais du plus grand intérêt.
j'ai rien contre Paul Auster, dont "cité de verre" est très bien, mais j'ai du mal à le tenir pour un auteur important, comparé à tous ceux que j'ai cités.
voilà de quoi tenir 2-3 semaines de plus ;-)(surtout que si on prend gout à faulkner, on a une soixantaine de livres à s'enfiler, et une trentaine avec philip roth)
commentaire n° : 20 posté par : Arbobo le: 23/10/2006 21:22:51
Arbobo, epatationnée je suis.
Ai lu tout Flanery O'Connor, quelle baffe! C'est pas pour les petits! ;o)
Bon, Faulkner, non plus c'est sûr...
Que c'est chouette d'être adulte, regardez tout ce qu'on peu lire!!
Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis!!!
Désolée pour ce délire de joie à attribuer à un excès de fatigue...
(ouééé...)
commentaire n° : 21 posté par : Ardalia le: 23/10/2006 22:00:32
oui ardalia, toute cette dureté observée l'air de rien, sans grandiloquence, au pays où totu est plus grandça n'en prend que plus de valeur.
le livre très doux consacré à O'Connor par Genviève Brisac aux édutions de l'olivier est aussi très chouette. fin de parenthèse
commentaire n° : 22 posté par : Arbobo le: 23/10/2006 22:04:50
Ca, c'est ce que j'appelle du conseil hors pair !
Merci mille fois, Arbobo. J'ai de quoi tenir un moment avec tout ça :-)
commentaire n° : 23 posté par : Anna le: 24/10/2006 10:17:05
Dans le TRa qui sort demain, une loooognue itw de toni morrisson :-)
commentaire n° : 24 posté par : Mebahel le: 24/10/2006 18:17:59
merci anna, j'ai aussi calé sur irving il y a longtemps et tu me donnes envie de m'y replonger
et merci arbobo (des belles soirées d'hiver en perspective), mais tu ne mentionnes pas jim harrison, ttb aussi...
commentaire n° : 25 posté par : muchado le: 26/10/2006 12:34:20