Aujourd’hui j’avais prévu de vous parler de Johnny Clegg, mais je ne savais pas trop comment. Bien sûr, je pouvais commencer par vous rappeler que c’était lui, le zoulou blanc, lui, l’auteur de la chanson Asimbonanga, hommage à Mandela et à tout ceux qui à l’époque étaient emprisonnés à cause de leur lutte contre l’apartheid. J’aurais pu vous rappeler son histoire en quelques mots, garçon blanc d’origine anglaise arrivé très jeune en Afrique, qui a rencontré des zoulous à travers son amour de la musique, et s’est pris d’amitié pour l’un d’entre eux, Sipho Mchunu.
Je pourrais vous parler de ce type qui danse de manière incroyable et qui fait une musique de j’adore, mélange d’influences qui finit par devenir un style en soi, rythmes irrésistibles, simples ou complexes. Je pourrais vous dire que Johnny Clegg chante en zoulou, en anglais, en afrikaans, même en français sur une des chansons de son dernier album. Je pourrais vous dire qu’il a écrit et joué des chansons de lutte comme Asimbonanga ou One (hu)man, one vote, mais aussi des chansons simples, belles et poétiques, comme Dela ou Daughter of Eden. Je pourrais vous raconter ses deux groupes, Juluka, fondé avec Sipho Mchunu, puis Savuka quand il est parti. Je pourrais vous dire qu’il a plaidé le mélange des cultures et des personnes par l’exemple, ce qui est quand même le meilleur moyen. Je pourrais vous dire que j’adore sa voix, sa façon de parler et de chanter avec un mélange d’accents incroyable. Je pourrais terminer en vous disant que son dernier album m’a charmée, qu’il n’a pas quitté mon lecteur de CD depuis trois semaines.
Pour finir, je crois que je vais simplement vous laisser vous faire une idée en écoutant les extraits disponibles sur amazon (je vous en mettrais bien ici, mais la loi sur le droit d’auteur l’interdit…) et en jetant un œil à son site officiel, sur lequel il y a aussi quelques extraits, et aux articles qui lui sont consacrés sur wikipedia (version française, version anglaise).

Commentaires
Commentaires d'origine :
Ah, Johnny Clegg... Je ne savais pas qu'il avait ressorti un album, merci de me l'avoir fait découvrir. Je ne peux pas écouter les extraits là-maintenant-tout-de-suite, parce que ça fait moyennement sérieux au boulot...
Le souvenir que j'en ai est assez flou, parce que j'étais un peu petite, mais j'adorais le voir et l'écouter chanter. Peut-être parce que mon grand regret quand j'ai été en âge de comprendre a été de découvrir que je ne deviendrais jamais noire en grandissant (j'ai une cousine métisse, d'où cette idée qui ne peut germer que dans la tête des petits).
Merci pour cette madeleine Anna
commentaire n° : 1 posté par : majorette le: 26/01/2007 16:50:41
Je t'en prie.
J'aime beaucoup ce qu'il fait, et c'est vrai que sa musique est tellement liée à la lutte contre l'apartheid dans nos esprits que depuis la fin de l'apartheid on s'imagine qu'il ne fait plus rien... Mais il continue. :-)
commentaire n° : 2 posté par : Anna le: 26/01/2007 17:10:01
J'étais ado lorsque Asimbonanga est sorti... j'avais adoré, ce chanteur me touchait, et c'est là aussi que j'ai commencé à me documenter sur l'appartheid. Puis on ne l'a plus entendu à la radio, et Mandela a été libéré. Cet évènement m'a marquée, moi qui étais si peu concernée par l'actualité... la musique et les arts sont des catalyseurs politiques. Merci de parler de lui, je ne savais pas non plus qu'il avait continué. Je sens que je vais le redécouvrir avec beaucoup de plaisir :)
commentaire n° : 3 posté par : caco le: 26/01/2007 19:01:09
J'avais acheté un album il y a longtemps, celui où il y avait Dela justement, et sans la comprendre, j'adorais cette chanson, la musique était poignante et ça donait envie de reprendre Delaaaaaaa Delaaaaaa tral la la Delaaaaaaa when I'm with you (il me semble que c'était ça).
Et pusi bon, c'était une cassette (à l'époque, mon Dieu ça nous rajeunit tiens), elle a vécu et elle est morte un jour de soleil sur la plage arrrière de la voiture.
Il faudrait que je le rachète en CD cet album.
commentaire n° : 4 posté par : Madame Patate le: 27/01/2007 20:39:39
J'ai toujours été un peu géné par JC, tant avec Savuka (quand il eu un grand succès) qu'avant avec Juluka. Un peu trop... propre.
Mahotini & Mahotella queens me branchaient plus, plus d'humour, beaucoup de pêche, et pas de pop musique grand public. Ils ont aussi joué avec Art of noise, en 89.
Mais bon, je sens que je suis un peu trop exigent. Je suis quand même content que JC recomence à produire, ou qu'on s'intéresse à lui. La fin de l'apartheid a malheureusement poussé dans l'oubli des musiciens de qualité, que le changement politique a relégué au rang du non intérêt occiendental. Merci Anna et tous les raviveurs de flamme.
hhj
commentaire n° : 5 posté par : Christophe le: 27/01/2007 22:09:24
Raison de plus pour passer à Ubuntu Linux qui s'inspire largement du concept Unbuntu sud Africain et qui, comme Johnny (pas le notre, il y rien compris au film) prone la liberté avant le profit...
commentaire n° : 6 posté par : Paf le chien le: 28/01/2007 22:23:51
Ah tu m'as donné envie d'écouter le zoulou blanc! Je vais de ce pas écouter les extraits!
commentaire n° : 7 posté par : Thomas Hawk le: 01/02/2007 18:15:36
Alors alors ? Ca t'a plu ?
commentaire n° : 8 posté par : Anna le: 01/02/2007 22:15:42