Quizz
Publié le lundi 31 août 2009 - Les belles histoires de Tante Anna - Lien permanent
C’est (encore) l’été, et répondre à des quizz stupides fait partie de l’expérience estivale, non ? Je vous propose celui-là, qui a pour but de savoir si oui ou non le soleil vous a grillé les neurones.
Vous êtes dans une bibliothèque. L’alarme incendie se déclenche.
- a) Vous attrapez rapidement ce qui est vraiment important pour vous (un seul objet, pas plus), et vous sortez.
- b) Vous rangez vos affaires une à une, tranquillement, vous pouvez même envoyer un SMS à un ami pour lui dire “l’alarme incendie s’est déclenchée à la bibliothèque !”
- c) Vous continuez ce que vous faisiez comme si de rien n’était.
Dans le cas b ou c, un bibliothécaire arrive à toute allure, vous dit d’arrêter de ranger vos affaires et de sortir, maintenant, tout de suite, c’est une alarme incendie, nom d’un chien !
- a) Vous obtempérez, c’est vrai que votre vie est plus importante que votre portable, votre peluche hello kitty ou votre gel hydroalcoolique.
- b) Vous regardez ledit bibliothécaire d’un air bovin, mais pourquoi il s’énerve celui-là ?
Question bonus :
Vous êtes un élu local, dans la même bibliothèque, dans les mêmes circonstances.
- a) Vous sortez à toute allure, faut donner l’exemple.
- b) Vous sortez le dernier, avec votre petite serviette bien en ordre, et vous demandez au bibliothécaire si vous ne pourriez pas emprunter ces trois livres avant de partir.
Vous avez un maximum de a : félicitations, votre cerveau est intact. Malheureusement, si je dois en croire le collègue qui m’a raconté cette histoire, je dois également vous annoncer que vous êtes fictif. Consolez-vous, il vaut sans doute mieux être fictif avec Jean Valjean que réel avec Julien Courbet.
Vous avez un maximum de b ou de c : attention, le soleil vous a grillé les neurones. Si vous avez lu la ligne précédente vous savez que vous n’êtes pas seul dans ce cas, mais ce n’est pas une excuse. La bonne nouvelle, c’est que la prochaine fois vous serez peut-être éligible pour un Darwin Award. Si le concept ne vous tente pas, tâchez de faire fonctionner votre cerveau de temps en temps, il paraît que c’est comme ça que ça s’entretient.

Commentaires
Après, on s’étonne d’avoir les yeux humides d’émotion quand une personne se montre tout simplement intelligente…
En plus, j’appelle ça de l’intelligence, mais ce n’est même pas de l’intelligence, juste un instinct de survie assez basique.
Euh ben… Admettons que le soleil m’ait grillé les neurones.
La première chose que je ferais c’est de voir si les bibliothécaires savent elles-mêmes s’il s’agit d’un test-alarme ou d’un risque réel/incendie.
Je ferais peut-être le tour de la bibliothèque pour voir si toutes les fenêtres sont fermées, aussi… (il faut dire que si je suis en bibliothèque, il y a des chances que ce ne soit pas en tant que lectrice… ;) )
L’instinct de survie est bien là, sauf que les fausses alertes nous font relativiser de manière outrancière, parfois :)
Le truc, c’est que les tests sont faits pour vérifier ce qui se passerait en cas de réel incendie… Parce que ce n’est pas le jour où il y a le feu qu’on doit se rendre compte que la porte de secours est coincée, qu’il n’y a pas assez de personnel pour l’évacuation, ou qu’il y a un endroit du bâtiment où on n’entend pas l’alarme ! Du coup, même quand c’est un test, ça a du sens de toujours réagir comme si c’était vrai.
(Et bien sûr, en cas d’ incendie, ça peut légèrement sauver sa peau ainsi que celle du personnel chargé d’évacuer les gens, tout de même. Parfois, ça se joue vraiment à quelques secondes ou minutes près entre “tout va bien” / “je suis légèrement brûlé” / “je suis gravement brûlé” / “j’ai été intoxiqué par la fumée et je ne pourrai plus jamais respirer normalement” - “l’issue était coupée et je suis bêtement mort”….)
Dans une bibliothèque, je prends tout mon temps pour évacuer :
- il est rare qu’il y ait foule, doc risque de panique ;
- si vous essayez de bruler un livre (essayer d’allumer un feu avec), vous constaterez a quel point ça brule mal. Et tassés dans des rayonnages, ce pourrait constituer des coupes-feu !
Par contre, dans un magasin de fringues, je me tire illico. Un tas de petites culottes vaut un cocktail Molotov.
Du coup, le plus inflammable dans une bibliothèque, ce doit être la bibliothécaire ; désolé Anna.
Il se trouve que les bibliothèques ne sont pas pleines que de livres, mais également de moquette et autres isolants phoniques qui crament très bien, ma foi, en plus de dégager des fumées toxiques. Tu ne peux pas non plus présumer du matériau des étagères. Donc ton raisonnement ne tient pas trop, désolée.
Et sans vouloir être égocentrique, pensez qu’à chaque fois que vous prenez toooout votre temps pour évacuer un bâtiment, vous ne mettez pas seulement votre vie en danger, mais également celle du personnel de l’endroit en question, sans parler des pompiers qui essayeront de vous sortir de là si vous n’en êtes plus capables vous-mêmes. Un peu de civisme, à la fin.
Mais c’est quoi cette affaire d’alarme sur Wikipédia, j’ai pas bien saisi ?
@ Christophe
Le soleil n’a pas grillé tes neurones, toi ! Géniale réponse.
Christophe : gnagnagna. :-p
Gilles : :-)
«Un peu de civisme» Rhâââ … moi qui ait été pendant 15 ans responsable d’étage, dans la sécurité d’un IGH (immeuble de grande hauteur, type tour infernale).
J’y râlais déjà que le temps d’évacuation n’était pas tout ; et je passais pour un emmerdeur en contestant le lieu de regroupement, au pied de la tour, sous une façade toute en triple vitrage (périf + voie ferrée, autoroute prévue). Il a fallu les images du WTC le 11/09/2001 pour convaincre les responsables de prendre du champs.
L’important, c’est d’être rigoureux : bien fermer portes et fenêtres, se déplacer calmement (si quelqu’un tombe et se fait une grosse fracture, on n’a pas droit a un bonus-temps de 5 mn pour l’évacuer), ne pas s’éloigner du groupe après évacuation …
Et si les livres n’augmentent pas le danger, il est bon de savoir identifier les lieux à risque.Un des pires : super-marché, rayon produits d’entretien ; là, je serais moins lent !
Les consignes restent :
- don’t panic
- utilisez votre serviette mouillée pour vous protéger des fumées.
Ah, OK, je comprends mieux. Mais pour moi, il y a quand même une nuance entre “se déplacer calmement” (tu as raison, la panique augmente les risques d’accidents qu’on n’aura pas le temps de traiter) et “ranger tranquillement ses affaires, chaque petit machin bien dans sa petite poche, et fermer chaque petite poche avec sa petite fermeture éclair” (au lieu de tout fourrer en vrac et de ranger une fois hors de danger), voire même “ne pas bouger du tout parce que c’est sûrement une fausse alerte” !
(Oui, c’est une bibliothécaire qui vous conseille de tout mettre en vrac).
(Uniquement dans les situations d’urgence, notez bien. ;-)
Je me demande si ranger les adultes c’est moins pire ou plus pire que ranger des enfants.
Pfff.
Je vote pour ranger des livres.
L’avantage du livre rangé, c’est que ce n’est pas un livre perdu. *hochement de tête rempli de sagesse bibliothéconomique*
Autre avantage du livre rangé sur l’adulte (et, dans une moindre mesure, le même) : le livre fermé et rangé reste rangé et fermé, lui…
Flûte, dérapage de phalange : j’ai écrit même au lieu de môme
Du pareil au môme ?
Mais c’est bien connu : un livre est ouvert, ou bleu.
Majorité de b)
Plutôt mourir que de sortir sans mon sac à main :-))
Attends, personne ne te demande de sortir sans ton sac… Mais si tu peux éviter de passer trois heures à le ranger avant de sortir, tout le monde a une meilleure chance de survie. :-)