Je voudrais aujourd’hui tisser le chant joli

De la cuiller sur les parois du mug rempli

De délicieux café. Que de l’autre côté

De la fenêtre ouverte (ou bien d’ailleurs fermée)

Fleurisse le lilas pour orner Madeleine,

Que les massifs floraux semblent avoir de la peine

Tout seuls sur les ronds-points, que le soleil luisant

Mi-figue mi-raisin annonce le printemps,

Ou au contraire qu’il prolonge bien mon attente,

Me laisse neurasthénique et fort indolente,

Murmurer des “glagla” quand tous mes pulls sont sales,

Dire que tout m’escagasse et que je suis pâle,

Que le temps conviendrait bien à du cassoulet

Mais que depuis longtemps la boîte est périmée,

Tout cela m’importe peu quand j’entends ce chant

Que je sens l’odeur du moka, me pourléchant

J’oublie tout un moment, jusqu’au fond de de la tasse ;

Lorsque je l’atteins je suis rarement de glace,

Je m’exclame souvent “Par ma chandelle verte !”

(En effet l’ubuesque me rend plus alerte)

“Elle est déjà finie ! Allons en faire d’autre.

Car le café vaut bien mieux que les patenôtres.”


Texte écrit en suivant la contrainte définie dans ce billet.

Édité le 19/03/2010 : à lire, la participation de Lyjazz sur son blog.

Édité le 29/03/2010 : à lire, la participation de Brendufat sur son blog.