Au bon roman figure sur la liste-des-livres-que-j’aimerais-lire depuis plus d’un an, quand j’ai lu ce que Cunéipage avait à en dire. Je me suis vue confortée dans l’opinion que ce bouquin était intéressant par le temps que j’ai passé à le guetter à la bibliothèque sans jamais le trouver ; à peine rendu, il était emprunté par quelqu’un d’autre. Mais la semaine dernière, alors que je n’y croyais plus, j’ai enfin réussi à faire main-basse dessus avant que quelqu’un d’autre ne le voie.

L’intrigue en quelques mots : Ivan et Francesca, un libraire désargenté et une riche héritière, ont décidé de fonder une librairie exceptionnelle. Leur projet tient en quelques mots : ils ne veulent proposer que de très bons romans. Aux oubliettes, les best-sellers et les romans-de-la-rentrée ! Ils ont établi une liste avec l’aide d’un comité dont les membres ne se connaissent même pas entre eux, se sont installés dans un local parisien, et vogue la galère. Ils étaient loin de se douter du succès qui les attendait, et de l’animosité que ledit succès allait déclencher.

Ce bouquin m’a tout simplement happée. J’ai bien relevé une ou deux faiblesses par moment au niveau du style, mais c’est bien tout ce que j’aurais à lui reprocher, et c’est vraiment mineur. L’histoire est prenante, les amours pas mièvres, la partie policière de la chose plus crédible que beaucoup de romans policiers. Il y a même un détail qui m’a fait garder ce livre un bon moment alors que je l’avais fini ; vu le sujet, vous vous en doutez, c’est un roman qui parle de livres. J’ai donc passé beaucoup de temps à relever les références de livres cités que les libraires fictifs m’ont donné envie de lire. Magique, non ? Je ne déconseillerais ce livre qu’aux accros des genres bien définis, car Laurence Cossé en mélange plusieurs et ne retient pas tous leurs codes.

Au bon roman est disponible en collection Folio.