Aujourd’hui, je vais vous parler de trois romans qui ne sont pas (encore) traduits en français, mais que j’ai beaucoup aimés, et dont j’ai pensé qu’ils valaient quand même le coup d’être évoqués ici.
Commençons par le nouveau roman d’un auteur que j’adore et dont j’ai déjà parlé (dans ce billet puis celui-là), Neil Gaiman. The Graveyard Book s’adresse plutôt aux jeunes lecteurs, mais qui peut être lu avec grand plaisir par des gens plus âgés, la preuve. Il s’ouvre sur une scène assez violente. La famille du héros est assassinée. Celui-ci, qui doit avoir dans les deux ans, parvient à s’échapper et trouve refuge dans un cimetière. Il est adopté par les morts. Ils lui donnent le nom de Nobody (en abrégé Bod) Owens.
On assiste ensuite à son éducation dans le cimetière, comment les morts le protègent, lui apprennent tout ce qu’ils savent. Certains passages sont des hommages très clairs au Livre de la Jungle de Rudyard Kipling - on peut voir pire parenté… J’y ai retrouvé ce que j’aime chez Neil Gaiman, une étrangeté et une noirceur présentes sans être exagérées. Bref, c’est un livre très réussi.
Continuons avec le premier tome d’une série de fantasy qui me semble très prometteuse. Il s’intitule The Name of the Wind. Au début du roman, Kvothe se dissimule sous un faux nom et tient une auberge dans un endroit reculé. Fort heureusement pour nous, un scribe le retrouve et lui tire son histoire du nez. Pas toute son histoire, bien sûr ; The Name of the Wind contient surtout un récit d’apprentissage. Kvothe vivait tranquillement une existence de saltimbanque avec des parents aimants quand quelque chose a tout changé. Après des années difficiles, il part étudier la science des arcanes (que nous appellerions probablement magie) dans une université. Il veut apprendre, entre autres, le nom du vent…
Ce que je trouve intéressant dans ce roman, au-delà de la richesse de l’univers, est la complexité du personnage principal. Les personnages secondaires sont parfois un peu trop d’une pièce, mais Kvothe a suffisamment de facettes pour qu’on ne comprenne pas tout de suite ce qu’il va faire ou dire, mais il n’est pas pour autant incohérent, et surtout, il n’est pas toujours gentil.
Finissons avec le troisième tome d’une série que j’aime beaucoup, et dont le premier tome est traduit en français : Caine Black Knife. Je vais avoir du mal à vous raconter l’intrigue sans trop dévoiler du tome 2. Pour planter le décor, disons que cette série concerne deux mondes. Un monde de fantasy (Autremonde) et un monde futuriste. Le monde futuriste envoie des acteurs sur Autremonde, des gens dont on enregistre les expériences pour les faire «revivre» ensuite à de riches oisifs. Le but de ces acteurs est de risquer leur vie de manière intéressante. Caine en est un, l’un des plus connus, et il a un talent incommensurable pour attirer la violence et le chaos.
L’action de Caine Black Knife se situe en grande partie sur Autremonde. Un chapitre sur deux raconte des événements qui se situent avant même le premier tome, l’autre ce qui se passe après le deuxième tome. Il y a un rapport entre les deux intrigues, bien sûr… La seule chose que j’ai à reprocher à ce roman est qu’il est en deux parties, et que la seconde n’est pas encore parue. Je veux lire la suite !
Voilà, j’espère que j’aurai mis l’eau à la bouche de mes lecteurs anglophones. Quant aux autres, un peu de patience ; je n’y crois pas trop pour le dernier, mais les deux premiers devraient sortir en français un jour ou l’autre !
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